C'est moins pire. Ou plus mieux.
Le problème est toujours le même. Ecrire fait du bien. Ou au contraire, ça fait trop ressasser. Dans tous les cas j'aime écrire. C'est vrai. & je ne vais pas m'arrêter pour cet épisode...
Je n'aime pas appeler ça un épisode. C'était un an de bonheur. Un an qui restera forcément en moi. C'était notre année. C'était beau. J'ai rien compris. Personne d'ailleurs. Il paraît que ça arrivera... En attendant, j'y pense. Il ne faut pas croire que je suis forte. Je suis comme tout le monde. J'ai pleuré. Beaucoup. Trop ? J'ai souffert. J'ai TROP espéré. J'y repense encore.
Heureusement ? Malheureusement ?
Y-a-t'il vraiment des règles pour tout ça ? Qui peut juger de nos actes ? Qui peut se permettre tant de souffrance ? Rien n'est facile. Rien ne l'a jamais été ...
Se battre ensemble. Se battre avec tant de force, tant de volonté. Se battre & réussir à tout surmonter. Tout, sauf ... Sauf quoi d'ailleurs ? & puis pleurer. Ressasser. Passer des nuits blanches. Comme une conne. Comme des cons. Rire de son pathétique. Ne pas réaliser. C'est surtout ça le plus dur. Ne pas réaliser. Puis ces messages. Cet espoir... Quelques jours où ton sourire est finalement un peu là. Puis ... LA FIN. Cette hypocrisie. Ces remarques. Ces regards. Cette ambiance de merde. Ces tensions. Tous ces actes jamais assumés. Des regrets. Trop de regrets. Trop de doutes. De questions. "J'aurais du ..." - "Si j'avais ..." - "M'a-t-il seulement aimé un jour?" - "Combien de temps m'a-t-il menti?" - "Pourquoi j'ai mal?" - "Pourquoi arrive-t-il à m'oublier si rapidement & moi, non?" ...
& voilà, tu pleures encore pour rien. Encore comme une conne. Tu souffres encore pour rien. Encore comme une conne. Tu fais chier tous tes amis pour rien. Encore comme une conne. & tu bousilles ta vie pour rien. Toujours comme une conne. Puis tu réalises, tu réalises que tu as tes amis autour de toi. Des amis merveilleux qui n'ont jamais cessé d'être là. Des amis qui te relèvent depuis le début. Des amis prêts à tout pour retrouver ton sourire. Tu te rends compte que jamais tu n'arriveras à les remercier d'avoir été là. Tu te dis que POUR EUX, tu le feras. Tu te relèveras. Tu arriveras à tourner la page. A sourire à nouveau. A sourire pour de vrai.
Tout semble beau à présent... Tout mais au fond ... Tu fais semblant. Certains le savent. D'autres sont assez stupides pour croire que tu as déjà oublié. Mais je n'oublierai jamais. C'est une partie de moi. C'est mes 17 ans. & ça cicatrise, un peu. Mais tu y penses souvent. Incompréhensible. Douloureux. Mais surmontable. & rien que parce que ça leur fait trop plaisir à toutes ces personnes, de me voir souffrir, rien que pour elles, je vais mieux.
Fin de ma séance thérapeutique.
L'an prochain s'annonce rude.
Ligue A.A. !